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* Tout d’abord, comme la plupart des motos classiques, ce sont des moteurs refroidis par air, ce qui implique que dans certains cas (utilisation sportive, période prolongée dans les embouteillages, etc…) la température de fonctionnement peut atteindre des valeurs élevées, ce qui impose une excellente résistance du film d’huile à hautes températures. * D’autre part, même si les moteurs Laverda étaient de conception assez moderne et soignée pour l’époque, les jeux de fonctionnement sont plus généreux que sur des moteurs récents et il en est de même pour les tolérances de la pompe à huile, ce qui rend obligatoire une viscosité élevée à chaud. * Notons également que la filtration est sommaire, essentiellement assurée par la centrifugation au niveau des voiles de vilebrequin, le filtre à huile n’étant en réalité qu’une crépine. L’huile doit donc être suffisamment détergente pour éviter les sédimentations excessives dans les voiles, pouvant dans certains cas boucher les conduits et empêcher une bonne lubrification. * Par ailleurs, l’embrayage est à bain d’huile , ce qui implique une huile adaptée à cet usage, limitant le patinage des disques à chaud ou les phénomènes de collage des disques à froid. * Enfin, on se rappellera que Moto Laverda préconisait à l’époque l’huile minérale Total Bol d’Or 20W50, justement pour satisfaire aux besoins de qualité de l’huile et pour s’adapter aux diverses variations thermiques.
L’ensemble de ces particularités plaide donc pour une huile moto multigrade (pour tenir compte des larges variations thermiques), de viscosité modérée à froid (pour faciliter la lubrification rapide du haut moteur après le démarrage) mais en même temps pas trop faible (pour s’accommoder des jeux de fonctionnement plutôt larges), mais aussi de viscosité élevée à chaud (pour la résistance du film d’huile à hautes températures). Dans ce contexte, la viscosité 15W50 est sans aucun doute le meilleur compromis actuel. |